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Aperçu historique

Description de l’emplacement

Description du projet

Processus du développement du Projet

Message clé

Réferences

Aperçu historique

Le premier chemin de fer fut construit au Liban, quand celui-ci faisait partie de l'empire ottoman, par «La Société Française des Chemins de Fer Ottomans économiques de Beyrouth-Damas-Hauran », à laquelle on accorda en 1891 une concession [1]. Au début d'août 1895, le premier train démarra du port de Beyrouth vers la station ferroviaire de Rayak où, venues de la région et de toute l'Europe, plusieurs personnalités officielles attendaient l'arrivée du train pour célébrer le commencement de l'histoire du rail au Moyen Orient [3.1]. En 1912, ce chemin de fer fut connecté au reste du monde arabe, à l'E]. Il servit de moyen de transport fondamental en ce temps-là. Il devint aussi une partie du cercle ferroviaire intercontinental qui transportait des gens et des marchandises et même des souverains et leurs forces armées.

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L'arrivée du Roi Faissal de l'Irak à la Station ferroviaire de Rayak [7]

Outre sa grande gare, Rayak s'est rendue célèbre par sa fabrique de trains, une des plus grandes de l'époque. On savait concevoir et transformer les trains à charbon en train à fuel [3.2].C'est pendant la Seconde Guerre mondiale que cette usine fut utilisée comme base militaire pour réparer les armes. En ce temps-là un groupe d'ingénieurs de l'usine de trains et de la Base aérienne Militaire de Rayak était chargé de construire des avions pour l'armée française. Quelques parties des avions étaient créées et manufacturées dans les usines des trains à Rayak, puis véhiculées à l'aéroport de Rayak pour les relier au châssis de l'avions. Ainsi les avions de Rayak survolaient le ciel [3.3]. En 1976 le chemin de fer fut fermé
à cause de la guerre civile [1], mettant fin à plus de quatre-
vingt-cinq années de succès et d'exploits. Trente-trois ans plus tard, cette institution, vieille de plus de cent quinze ans, a dû
se taire et périr.

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Des ouvriers à l’intérieur de l’usine de trains de Rayak [8]

Description de l'emplacement

La ville de Rayak est située au coeur de la Vallée de la Bekaa, entre deux villes touristiques majeures du Liban: Zahle et Baalbek. Rayak fut très réputée autrefois pour son aéroport militaire, ses laboratoires agricoles, ses vieux cinémas, ses restaurants, ses gigantesques écoles et ses bases militaires internationales. Mais c'est le Chemin de fer de Rayak qui lui donna toute cette renommée et ce succès. Ce Chemin de fer était divisé en deux parties, la Gare et l'Usine. La Gare: Elle fait approximativement 35,395 m2 et est formée de 9 bâtiments: Un grand hôtel (L'Hôtel du Buffet), le bâtiment principal de la gare, un bâtiment pour les bureaux, une billeterie et la communication, un centre militaire, un bureau de poste, un salon pour les employeurs et un bâtiment pour le bureau de Sécurité [4]. A l'est de la gare, il y a deux rails, un Rail Droit et un Rail Courbe. Le Rail Droit, qui reliait la gare à Beyrouth et à une Base militaire britannique située à Terbul, fut stoppé en dix neuf cent quarante. Tandis que le Rail Courbe reliait la station à l'usine et de là à la ville de Homs et au nouveau Rail de Beyrouth.

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La gare de chemin de fer de Rayak en 1900 [9]

A l'ouest de la gare, il y avait le rail qui allait à la gare de Damas. Les trois rails sont sectionnés en sept tronçons reliés entre eux. Au nord de la gare, cinq des sections sont localisées, dont trois furent utilisées pour les passagers et deux pour le transport des articles. Les deux autres sections sont localisées au sud de la gare et elles furent utilisées pour réorienter des locomotives. L'usine: Sa superficie est de 133 430 m2 approximativement. Elle se forme de quarante-huit bâtiments divisés en deux unités fondamentales : Un entrepôt et une usine [5]. L'entrepôt se compose de vingt-trois bâtiments, dont un fonctionnait comme une gare. Les pièces détachées déposées dans cet entrepôt furent importées et déchargées; les sept hangars contenaient des pièces détachées et de la matière première. Un autre bâtiment était utilisé comme une pièce d'équipement, il y avait trois bâtiments de bureaux, neuf cabines de stockage, un salon pour les gardiens du stockage et une cabine pour les gardes.

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Ouvriers quittant l’usine ferroviaire de Rayak [9]

La partie usine se compose de vingt-cinq bâtiments. L'un des bâtiments qui constitue l' énorme usine est divisé en quartiers. Ces quartiers contenaient une section pour la fusion et le lavage du métal, une autre pour la réparation des outils, une autre pour la machinerie mécanique, la salle principale des machines de circuits, un atelier, un bureau pour calquer, une chambre pour comprimer l'air, un centre pour peindre et dessiner, une section pour la réparation des freins, trois quartiers de fonderie et trois quartiers d'assemblage. Les autres bâtiments furent nommés selon leur compétence: la charpenterie, la pièce de réparation de l'horloge, les bureaux des ingénieurs, la clinique médicale, la plante électrique, le garage de locomotives, le restaurant, les dortoirs, le centre de transformation, le centre de traction, le hangar, le siège des magasins, la gare des employeurs, le centre du coinçage, la lame décisive, le bureau des tickets, deux tours pour la sécurité et 4 cabines de sécurité, un centre pour stocker le carburant et un centre d'alimentation. Au côté nord de l'usine, il y avait un rail qui passait au-dessous de la route principale de Baalbek pour relier l'atelier avec Homs et Beyrouth. Au sud de l'usine, il y avait un rail qui reliait l'usine avec la gare principale.


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Rayak 2009 [15]

Description du projet

Le revenu fondamental du Liban est fourni par le tourisme, mais nous manquons toujours de musées, notamment ceux qui conservent et mettent en relief l'histoire d'un pays moderne. En transformant les gares et les usines des trains en un grand musée, toute l'histoire et la beauté de l'emplacement attireraient des milliers de touristes de toute part de notre globe. Ce futur musée pourrait devenir le plus grand musée des trains dans la région. Le chemin de fer de Rayak a joué un rôle important dans l'histoire de notre pays et le temps lui aussi a joué un grand rôle sur la beauté des chemins de fer. Ce qui est resté d'un chemin de fer âgé de 110 ans évoque les souvenirs de son passé glorieux. Dans un secteur qui s'étend sur une superficie de 170000 m2 à peu près, se tiennent debout des centaines de sculptures en métal sous les formes de trains, des milliers d'outils et d'équipements dispersés çà et là et un grand vieux bâtiment entouré de rails. Beaucoup d'arbres ont entouré le secteur dont certains ont plus de dix mètres de hauteur. D'étranges animaux aussi comme les renards et les hiboux se sont réfugiés dans cette station. Certains trains ont vécu plus qu'un siècle à Rayak. Ce sont des trains qui ont survécu à la première et à la seconde guerres mondiales. Ils ont transporté les histoires des soldats avec leurs combats et celles des civils avec leurs voyages et leurs histoires d'amour. Il y a plus de trente locomotives dans l'usine de Rayak avec deux cent chariots à peu près.

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CEL classe A 0-8-2T 33 (SLM 1906) à Rayak en 1966. [6]

Le tableau suivant contient une liste de quelques trains trouvés à Rayak:
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Partout dans le chemin de fer nous pouvons trouver des centaines de types d'outils différents qui furent utilisés en ce temps-là. La plupart de ces outils sont faits de fer et de bois. Ils furent utilisés par les travailleurs de l'usine pour entretenir les rails et les locomotives. De nos jours, après la création de nouveaux instruments mécaniques, ces outils peuvent être considérés comme des articles d'antiquités et de collection car ils n'ont pas été utilisés depuis plus de trois décennies. Les bâtiments localisés sur le chemin de fer ajoutent beaucoup de charme à l'emplacement. Ils furent conçus par des architectes français qui les construisirent dans les années dix-neuf- cent- quatre-vingts. Dispersés partout sur le site, ces bâtiments ont servi d'usines pour les hôtels de la station. La plupart d'eux continuent à être en bonne condition. Des arbres et des plantes ont grandi partout sur le site. Quelques arbres ont même grandi dans un endroit imprévu, sur les bâtiments, dans les locomotives et sous les chariots. Ce fait a transformé le chemin de fer en un parc naturel, surtout à cause d'étranges oiseaux et animaux qui l'habitent. Ainsi ces faits constituent les éléments fondamentaux pour l'élaboration de ce projet. Il ne reste que la restauration de l'endroit, pour fournir un cadre touristique sûr et propre pour ses visiteurs. Ceci attirerait des touristes de tout notre globe terrestre.
Processus du
développement du Projet

Transformer l'usine de train et la station en un musée est un processus qui se déroule en plusieurs étapes. Tout d'abord la construction d'un mur-barrière est essentielle pour conserver les outils de train et les équipements qui sont dispersés partout dans l'emplacement. Ce mur pourrait aider aussi à contrôler les visiteurs et veiller à leur sécurité. Il serait préférable d'utiliser un mur de briques au lieu d'une barrière en métal pour sauvegarder l'intimité de l'emplacement. A l'usine nous avons besoin d'une barrière longue de 21,20 mètres à peu près, avec deux grands portails pour le train et trois portails pour les visiteurs. Quant à la gare nous avons besoin de 17,20 mètres de long, avec deux grands portails pour le train et deux portails pour les visiteurs. Parce que l'usine et la station sont loin plus qu'un kilomètre l'une de l'autre, un vieux train devrait être restauré pour transporter les touristes de la station à l'usine et vice versa. Autres que les trente-deux trains qui se trouvent à Rayak, il y a beaucoup de vieux trains dans les autres stations du Liban. Ces trains peuvent être amenés à la station de Rayak pour les conserver. Ainsi notre collection de trains s'enrichirait et notre musée contiendrait approximativement quatre-vingt trains. Le chemin de fer libanais a géré aussi la ligne de tramway de Beyrouth installée en 1895 [6]. En amenant les locomotives restantes de la ligne de tramway nous enrichirions la collection du musée en 100 locomotives ou plus.

Ligne de tramway libanaise
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Tramway de Beyrouth 1950 [8]

Une équipe de personnels devrait être chargée de s'occuper du musée. Un directeur devrait être nommé pour diriger les équipes. Il devrait y avoir une équipe d'ingénieurs et d'architectes de train pour restaurer l'emplacement afin de lui rendre son apparence originelle dynamisée. Une équipe de paysagistes devrait être fondée pour dynamiser la vie et la flore sur place. Il devrait y avoir une équipe de mécaniciens, d'électriciens, et de jardiniers pour s'occuper de la logistique quotidienne. Il devrait y avoir aussi une équipe pour s'occuper des événements touristiques, des concerts, de l'exposition des collections et beaucoup d'autres événements peuvent être organisés tous les ans. Un concours de vielles photos du chemin de fer devrait être organisé. Ce qui aiderait le musée à recueillir une archive de photos pouvant un jour aider dans la transformation d'un de ses bâtiments vides en un musée de photographies. Pendant les guerres tout ce qui restait dans les bureaux de l'archive de la gare fut brûlé. En raison de la situation, beaucoup d'ouvriers de chemin de fer ont caché certains documents dans leurs maisons. Beaucoup des documents sont vieux de plus de cent ans. Parmi les documents nous pouvons trouver de vielles cartes, des claviers de train, des billets, des noms d'employés avec leurs signatures, comme nous pouvons trouver des lettres envoyées et reçues par les ouvriers du chemin de fer. Ceci aiderait à nous faire comprendre l'histoire et nous fournir l'authentique histoire du chemin de fer. Certains papiers et cartes pourraient être encadrés et exposés aux touristes visitant la station.

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Une carte du train de Beyrouth [10]

Les écoles et les universités pourraient profiter aussi des aspects culturels de ce musée. Les voyages d'étude pourraient être faits pour les étudiants de tout le Liban. Ceci les introduirait à l'histoire moderne de leur pays. Une histoire à laquelle ils pourraient se rapporter et y être facilement engagés. La restauration de «L'Hôtel de Buffet» devrait être aussi faite. Ceci encouragerait des touristes et leur fournirait un logement. Certains autres bâtiments pourraient leur servir des restaurants aussi .

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Rayak 2009 [16]
Message clé

Les trains sont construits par les hommes, mais les villes sont faites par les trains. Des villes comme Rayak ont été mises sur la carte grâce surtout à l'activité du chemin de fer au cœur de la ville. Selon les témoignages de beaucoup d'anciens travailleurs, le chemin de fer leur était plus qu'une source de revenus ou qu'un moyen de transport. A des milliers d'ouvriers et beaucoup plus de passagers et admirateurs, le chemin de fer était un mode de vie plein de passion et de fierté. Les citoyens âgés de Rayak évoquent toujours les souvenirs des jours où leur massive station et leur usine étaient encore en service. Ceux qui ont travaillé autrefois dans cette usine se vantent en disant que dans ces jours-là ils avaient la compétence et la facilité de restaurer et de reconstruire en une année un vieux train rongé par la rouille tout en produisant une touche artistique dans le moteur du train qui arrachait l'admiration de leurs clients européens. Certaines pièces de ces moteurs étaient manufacturées à Rayak et les locomotives étaient construites en verres dépoli. La petite ville de Rayak jouissait d'une grande renommée. Elle était une ville vibrante et dynamique, battant au rythme incessant des innombrables trains qui passaient par sa station et ses usines. Avec les trains vint le développement. A part sa célèbre vie nocturne, Rayak se vantait d'avoir les premières salles de cinéma et de théâtre du Moyen-Orient aussi bien que de grandes écoles. En plus l'usine de train elle-même était utilisée comme une école technique. Les étudiants pouvaient entrer à cette école et acquérir des certificats dans des domaines variables comme le ferrage, le sondage, la mécanique et la charpenterie. 33 ans passèrent depuis la fin des jours dorés du Chemin de fer libanais. Aujourd'hui, ces jours dorés ont pris une couleur pénible de rouille et de pourrissement. Avec les routes surpeuplées et les accidents de la route qui se multiplient continuellement, le Liban, plus que jamais, a infiniment besoin de son chemin de fer pour améliorer ce statu quo. Que porte l'avenir pour ce chemin de fer ? On ne peut rien dire tant qu'il n'y aura pas de volonté pour rétablir un passé brillant afin d'accéder à un futur plus brillant et plus palpable pour les prochaines générations. Conserver le passé dans un musée pourra un jour ouvrir le chemin à un avenir brillant. Ce projet pourrait ramener la vie à la ville de Rayak, offrir beaucoup d'occasions de travail, donner de l'espoir à ses habitants et conserver une relique qui a joué un rôle majeur dans l'histoire du pays et dans une ville qui a inspiré une fois la région tout entière.

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Rayak 2009 [16]
Réferences

[1] CEL - Chemin de Fer de l'Etat Libanais Lebanese State Railways Retrieved by (almashcriq) 15 Apr, 2008 http://almashriq.hiof.no/lebanon/300/380/385/railways/ background/index.html
[2] Map of (Chemins de fer De L`etat Libanais "Carte du Reseau Ferroviair du moyen orient")
[3] Ya Tren Documentary Interview Anis Saghbini Interview Khayrallah Khayrallah Interview George Kassis
[4] Map of (Chemin de fer Damas Hama Et Prolongment "Plan d`esemble de la gare de Rayak Station" N#274/c Mis a jour le 18/1/1960)
[5] Map of (Chemin de fer Damas Hama Et Prolongment "Plan d`esemble de la gare de Rayak Ateliers" E. Jabra 20/9/1960)
[6] Hugh Hughes (Middle East Railways) The Continental Railway Circle, http://almashriq.hiof.no/lebanon/300/380/385/railways/ resources/middleeast/20080510 / Last modified: Fri Jun 20 17:02:27 2008 / BL
[7] Michel and Toufic Ficany Photography.
[8] Anis Al Sagbini Photo Archive.
[9] "Gare de Rayak, 1900 Épreuve au gelatino - Bromure d'argent H:11; L: 16 Collection Felici, Rome x1-85" Retrived from Michel's Fawi L'ATELIER DE BEYROUT; Editions de L'Escalier.
[10] Private Archive E.B.M
[11] Cover picture Stavros Estematiatis Photo Archive
[12] Yousef Al Mor Photo Archive
[13] Toufic Hallit Photo Archive
[14] Elias Al Mimassi Photo Archive
[15] ELias Moubarak Photo Archive
[16] William Choukeir Photo Archive
[17] David Habchy Photo Archive
[18] iloubnan.info retreived in 10 Aug, 2009 http://www.iloubnan.info/fr/reportage/id/279/article/807

© 2009 Elias B. Maalouf       |       design & development .:there for design...